Hiking through Kaldoaivi / Randonnée à travers Kaldoaivi

— English below —

Puisqu’on est tous, je l’espère, en train de limiter au maximum nos contacts sociaux, voici l’histoire de quand à la fin de l’été passé, ma mère et moi avons quitté la civilisation pour quelques jours. En attendant, j’ai hâte de pouvoir revenir à la distanciation sociale sous mes propres termes.

Jour 1: Sevettijärvi – Iisakkijärvi

C’est un peu avant 10h, que nous sommes arrivées dans le village de Sevettijärvi, 350 habitants, 69°N, après avoir roulé plus de 100 kilomètres depuis le dernier village, Inari. Au milieu de nulle part, un cimetière, une église, un petit musée et un magasin fermé indiquent que on est arrivés “en ville”.

Après les dernières vérifications (tente, sac de couchage, réchaud, alcool pour le réchaud, nourriture, carte, kit premiers secours, pour n’en nommer que quelques uns), on est parties pour le nord. La destination est Pulmankijärvi, l’arrivée prévue le surlendemain et la distance à parcourir environ 66 kilomètres à travers la zone sauvage de Kaldoaivi. En Finlande, le but des zones sauvage est de préserver leur caractère sauvage, la culture Sami et la forme naturelle de leurs moyens de subsistance (oui, c’est tiré de wikipedia). Je crois qu’à un certain moment, ils étaient définis comme des zones se trouvant à bien plus de huit kilomètres de la route la plus proche, mais cette définition a changé et/ou je peux me tromper. Mais en gros, ces zones sont loin de tout. Et même le réseau téléphonique est au mieux très bancal, mais généralement inexistant. J’adore ces endroits, il y a quelque chose de si agréable d’être mis au défi de ne dépendre que de soi-même.

On a trouvé notre sentier assez facilement, grâce aux marquages oranges. L’excitation était haute et les sacs à dos très lourds. Le ciel était bleu et la température, autour de 15°C, étonnamment haute pour la saison, c’était quand même déjà le mois de septembre dans le nord de la Laponie.

Généralement l’eau des rivières peut être bue telle quelle en Laponie, il est néanmoins conseillé de bouillir celle des lacs

Le sentier slalommait entre les bouleaux et les pins, disparaît par moments dans une petite rivière, pour réapparaître de l’autre côté et s’étale dans les marécages plus humides, puisque les gens ont essayé de trouver la variante la plus sèche. Alors que le soleil continuait sa route vers l’ouest et nous vers le nord, seuls les bouleaux poussaient encore, et le terrain devint plus sableux. Si la première grande rivière, Njeavdi, ne nous a posé aucun problème, le pont étant bien plus imposant que nous avions imaginé, l’utilisation du bateau attaché à un cable à la deuxième grande rivière, Silisjoki, nous a pris plus de temps a en comprendre le fonctionnement. Au final, nous sommes parvenues de l’autre côté, clairement pas de la manière plus orthodoxe, mais sauves et sèches.

Dans le terrain sableux et plat après la rivière, quelques pins parvenaient encore à survivre, au delà de leurs latitudes habituelles. Les bouleaux restaient néanmoins la majorité et leurs feuilles qui commençaient à jaunir s’associaient merveilleusement à la lumière dorée de la fin d’après-midi. Après un court plateau, on est arrivées à la cabane d’Iisakkijärvi.

Après n’avoir croisé qu’une personne au début de la journée et un petit groupe dans l’après-midi (il faut savoir que c’est le début de la haute saison de randonnée en Laponie), c’est avec surprise que nous avons trouvé un groupe de femmes plus âgées, devant le feu. Après avoir échangé quelques mots, nous nous sommes assises en silence devant le feu, dans un style très finnois, nous réjouissant de ne pas avoir à dire quelque chose.

Après avoir mangé, on a été se baigner dans le lac, et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’était très rafraîchissant. A ce moment-là, la température était proche des 10°C, et je suppose que la température de l’eau n’était pas au-dessus des 15°C. Mais il n’y a rien qui se fasse sentir autant vivant que de se baigner dans un lac froid, loin de tout

Jour 2: IIsakkijärvi – Tsaarajärvi

Je me suis réveillée à 4 heures du matin pour utiliser les toilettes, et j’ai été impressionnée par la vue: la brume montait lentement du lac avec les lueurs roses de l’aube en arrière plan. Mon seul regret c’est qu’au lieu de rentrer directement dans la tente, je n’ai pas été chercher l’appareil photo à la place.

Le lac Iisakkijärvi embrumé

Le brouillard a commencé à se dissiper alors que nous prenions notre petit-déjeuner et lorsque nous avions fini de ranger nos affaires, le soleil brillait. On est parties de la cabane, sachant que la journée allait être chaude. Au fur et à mesure que nous longions le côté de la colline de “Rovivaara”, les bouleaux se sont raréfiés, nous ont offert de belles vues. Après une courte pause goûter, la paysage changea drastiquement, on rentrait dans une zone où les bouleaux avaient été tués par des épirrites automnales. Leurs larves détruisent plusieurs centaines de kilomètres carrés de forêts de bouleaux en Laponie du nord les années où les hivers ne sont pas suffisamment rudes (-36°C) pour tuer les larves. Les troncs nus qui restaient encore debout, noircis par le temps, offraient un paysage qui semblait sorti d’un monde post-apocalyptique.

Peu avant midi, la rivière Huikinvárjohka amenait le premier challenge: une rivière de quatre mètres de large et pas de possibilité de sauter de pierre à pierre, comme nous avions fait jusqu’à présent. Donc changement de chaussures de marche à chaussures “de rivière” et à la recherche d’un bon passage à gué. L’eau froide rafraîchit agréablement mes pieds, qui commençaient à sentir les kilomètres parcourus, mais surtout le poids du sac à dos. Les bouleaux morts autour de la cabane de Huikkimajoki, où nous avons mangé, fournissait un arrière-plan surréel.

Traversée de Huikinvárjohka

Dans l’après-midi, les bouleaux ont commencé à devenir plus petits pour finalement disparaître sur les plateaux plus élevés. On pourrait penser qu’on se lasse rapidement de plateaux plutôt plats sans arbres qui continuent à perte de vue, mais non. La légère monotonie du paysage combinée au silence impénétrable est si relaxant. Assez rapidement, on s’est retrouvées en situation de flow, sans aucune idée du temps qui passait. A la moitié de l’après-midi, nous avons rejoint la jonction des rivières Gistattbeljohka et Silisjoki. Des poteaux des deux côtés de la rivière rappelaient d’un temps où le passage est gué était assuré par un cable, mais celui-ci avait disparu depuis longtemps. C’était la partie de la randonnée dont nous craignions le plus, mais qui finalement fut plutôt simple: même dans la partie la plus profonde, l’eau m’arrivait à peine au-dessus du genou, et les cailloux au fond de la rivière étaient plutôt stables. Après une pause goûter, nous avons continué direction le prochain plateau sans arbres.

Gistattbeljohka

En pensant avoir passé les difficultés, nous avons continué vers le but de la journée, Tsaarajärvi. Le vent s’était levé et quelques nuages avaient caché le soleil, comme si, d’une manière quelque peu théâtrale, la météo cherchait à nous avertir. Un peu plus d’un kilomètre avant notre but, alors que l’on commençait à se rapprocher dangereusement de l’hypoglycémie, ils étaient là: des marais, beaucoup trop larges pour sauter à travers et trop longs pour en voir la fin à gauche ou à droite. Après avoir cherché et cherché une manière de les passer sans se mouiller les pieds, ils nous restait dix mètres, dix mètre très très humides, sans aucune partie plus sèche, que l’on ne pouvait traverser d’aucune manière intelligente. Dans une tentative désespérée pour atteindre l’autre côté, on a enlevé nos chaussures. Je peux honnêtement dire, que tenter de marcher en étant dans jusqu’au genou dans l’eau froide, dense et boueuse du marais, sur un fond de cailloux très instables et pointus, n’est ni l’expérience la plus agréable, ni le meilleur plan et m’a sérieusement fait reconsidérer certains de mes choix dans la vie. C’est uniquement par miracle que nous avons atteint l’autre côté sans tomber, et comme nous avons ensuite lu dans le livre des visiteurs de la cabane de Tsaarajärvi, pas tout le monde a eu cette chance.

Fatiguées et affamées, nous avons atteint la cabane de Tsaarajärvi et sans faire exprès avons préparé de la nourriture pour huit, puis avons mangé pour six. Après avoir regardé le soleil se coucher de l’autre côté du lac et avoir discrètement observé le renne qui clairement aimait trainer autour de la cabane, on est allé se coucher, sans avoir vu une seule autre personne de la journée.

Jour 3: Tsaarajärvi – Pulmankijärvi

Derniers réglages avant d’attaquer les 24km restants

Le dernier jour a commencé avec une montée un peu plus longue sur la colline de Čároaivi. Le vent soufflait toujours, mais la température était plus agréable. Un troupeau de rennes semblait apprécier le côté de la colline, mais ils s’enfuirent dès que nous nous sommes rapprochées, ils était clairement pas habitués à la présence d’humains. A ce moment-là je me demandais si je l’étais encore. Au sommet de a colline, une belle vue s’ouvrait vers les deux Golmmesjávri et la Norvège. Les collines étaient plus (en relatif, le point le plus élevé de la randonnée était à un peu plus de 300m d’altitude) et en conséquence le relief plus accidenté. Au tour de midi, alors que nous redescendions vers le lac de Tsuomasjärvi, les bouleaux ont recommencé à pousser.

En premier plan, un caillou, en deuxième les deux Golmmesjávri, en arrière-plan la Norvège

Après midi, une mauvaise estimation de l’humidité d’un marais me coûta l’étanchéité des mes chaussures, mais comme c’était le dernier jour, je m’en fichais, et à partir de ce moment-là, je n’ai plus essayé d’éviter les endroits humides, je passais à travers.

Vue sur Tsuomasjärvi

Alors que l’on laissait Tsuomasjärvi derrière nous, en montant les côtés de la colline de Čuomasvárri, des sensations contradictoires m’envahirent: j’espérais pouvoir rester ici, loin de tout, dans ces magnifiques endroits, mais en même temps le besoin d’une douche chaude et d’un lit confortable se faisaient ressentir.

Après quelques heures de montées et de descentes entre les collines, décorées avec des rivières claires et des petits lacs, nous sommes arrivées à la rivière Mivttejohka, qu’on a traversé en sautant de pierre à pierre, puisque le “pont” indiqué sur notre carte avait clairement connus de plus beaux jours.

Ensuite, notre chemin suivait la frontière entre Finlande et Norvège, jusqu’à la colline Urroaivi, qui offrait une belle vue vers le nord. De là, il ne restait pratiquement que de la descente jusqu’à Pulmankijärvi, un hameau de 10-20 habitants. Les derniers trois kilomètres étaient parsemés de petits marais, où l’on trouvait encore quelques baies polaires, une belle surprise, puisque la saison est normalement bien plus tôt.

Descente vers le lac Pulmankijärvi

Un peu moins d’une demi heure après être arrivées à la voiture, il s’est mis à pleuvoir des cordes, rinçant les dernières traces de notre passage.


ENGLISH

As we are all hopefully social distancing due to do current situation, here is a story of when my mom and I free-willingly decided to leave civilisation for a few days at the end of last summer. As for now, I can’t wait to be back to social distancing on my terms. Enjoy!

Day 1: Sevettijärvi – Iisakkijärvi

It’s a little before 10 am, as we arrive into the town of Sevettijärvi, 350 inhabitants, 69° N, after having driven more than 100 kilometers from the last town, Inari. As in the middle of nowhere as one can possibly imagine, a cemetery, a church, a small museum and a closed shop indicates that we have arrived “downtown”.

A few last checkups later (tent, sleeping bags, stove kit, alcohol for the stove, food, map, first aid kit, just to name a few), we’re heading north. The destination is Pulmankijärvi, the expected arrival time the day after tomorrow and the distance to cross approximately 66km through the Kaldoaivi wilderness area. In Finland, the goal of wilderness areas is to preserve their wilderness character, the Sami culture and their natural form of livelihood (yes this is stolen from wikipedia). I think at some point, they were defined as areas much further than eight kilometers away from the closest road, but that may have changed and/or I may be wrong. Anyway, it means everything is far. And that the phone network is at best very wobbly, but generally inexistant. I love those places, there is something both enjoyable and challenging about knowing you are on your own only with your “wilderness skills”.

We find our path pretty easily and the orange marks make it easy to follow. The excitement is pretty high and our backpacks really heavy. The sky is blue and the temperature, around 15°C, is surprisingly high for the season, it’s September in northern Lapland.

Generally water from the river can be drunk directly in Lapland, it is nonetheless advised to boil water from the lakes

The path slaloms through the birch and pine forest, occasionally disappearing into a small river and reappearing on the other side and spreading on the wetter swamps as people have tried to find the driest variant. As the sun moved westwards and we continued northwards, birches remained the only trees growing anymore, and the terrain became more sandy. If the first bigger river, Njeavdi, didn’t cause us any problems at all, the bridge was definitely fancier than we expected, the boat attached to a cable at the second river, Silisjoki, took us a bit more time to figure out. Eventually we made it to the other side, definitely not in the most orthodox way, but safe and dry.

In the sandy flat terrain following the river, a few pines still tried to survive, above their normal latitudes. Birches were still by far the majority and their leaves which were slowly starting to turn yellowish, matched really well with the amazing golden light of the late afternoon. After a short plateau, we arrived at the Iisakkijärvi wilderness hut.

After having seen one person close at the beginning of the day and a small group in the afternoon (bear in mind that this is the start of the high season for hiking in Lapland), we were surprised to find a group of elder women already there, in front of the fireplace. After exchanging a few words, we all sat in silence, in a very Finnish style, in front of the fire, enjoying not having to say anything.

After eating, we went to swim in the lake, and the least you can say, is that it was very refreshing. By that time, the air temperature was getting really close to single digits and I suppose the water temperature wasn’t above 15°C. But nothing makes you feel more alive than swimming in a cold lake far away from everything.

Day 2: Iisakkijärvi-Tshaarajärvi

I woke up at 4 am to use the outhouse, and was struck by the view: there was a bit of fog above the lake, with the pink colors of dawn in the background. My only regret is that I didn’t go get the camera from the tent instead of going back to sleep directly.

Foggy lake Iisakkijärvi

The fog started to dissipate while we were eating breakfast and by the time we had packed our belongings, the sun was shining. We left the hut knowing it was going to be a warm day. As we went up on the side of the “Rovivaara” hill, the trees became rarer, providing some views. After a short snack break, the landscape changed drastically, as we entered an area where the birches had been killed by autumnal moths. Their larves are known to defoliate many hundreds of square kilometers of birch forests in the years where the winters haven’t been cold enough (-36°C) in Northern Lapland. The bare trunks that remained standing, darkened by the passing years, provided a scenery that felt straight out of a post-apocalyptic world.

Short before midday, the river Huikinvárjohka provided the first challenge: a four meter large river and no possibility to jump from rock to rock, as we had done so far. So hiking shoes off, “river shoes” on, and off to look for a good ford to cross the river. The cold water was a nice refreshment for my feet, which were slowly starting to feel the walked distance and especially the heavy backpack. The dead birches around the Huikkimajoki wilderness hut, where we ate lunch, offered a surreal background.

Crossing Huikinvárjohka

In the afternoon, the birches started to get smaller and eventually disappeared on the higher plateaus. You’d think you’d get tired soon of treeless rather flat plateaus, but you don’t. The slight monotony of the landscape combined with the impenetrable silence is so relaxing and soothing. Pretty soon you’re in some kind of a flow, with no idea of the time. Mid afternoon, we reached the junction of the rivers Gistattbeljohka and Silisjoki. Pillars on both sides of the river reminded of a time when a cable made crossing the river at the fort easier, but the cable was long gone. This was the part of the hike that we had feared the most, but it turned out to be rather easy: even in the deepest part, the water barely reached above my knee, and the rocks in the river were rather stable. A snack break later, we continued up to the next and last treeless plateau.

Gistattbeljohka

Expecting to have the hardest parts behind, we happily continued toward the days destination, Tsaarajärvi. The wind had started blowing and some clouds had hidden the sun, as if, in a theatrical way, the weather tried to warn us. A bit more than a kilometer before our goal, as we were starting to run on rather low blood sugar, there they were: swamps. Definitely too large to jump through and too long to even see their end on the left and on the right. We looked and looked for a way to get through it without wet shoes, but eventually there was ten meters, five very wet meters, without any drier part to jump on, that we just could not cross in any smart way. In a desperate attempt to make it to the other side, we took or shoes off. And I can honestly say, that walking knee deep in the cold, dense, muddy water of the swamp, with a bottom of very unstable and sharp rocks is definitely neither the most pleasant experience nor the best plan and definitely made me question some of my life decisions. It is only by miracle that we made it to the other side without falling, and as we read in Tsaarajärvi’s hut’s visitors book, not everybody had been so lucky.

Tired and hungry, we eventually made it to the Tsaarajärvi wilderness hut and accidentally prepared enough food for eight people and ate for six. After watching the sun set on the other side of the lake and discreetly observing the reindeer that clearly liked to hang around the hut, we went to sleep, without having seen any other human on the day.

Day 3: Tsaarajärvi – Pulmankijärvi

Last setups before the last 24km

The last day started with a longer uphill to the Čároaivi hill. It was still windy, but in consequence the temperature was nicer. A herd of reindeers seemed to appreciate the side of the hill, but they left as soon as we approached, they were definitely not used to seeing people. At this point I wondered if I was anymore. At the top of the hill, a great view opened towards both Golmmesjávri and Norway. The hills were a lot higher (in relative, the highest point of the hike was a bit above 300m) and therefore the altitude differences bigger than in the first two days. Around midday, as we descended towards the lake Tsuomasjärvi, birches started growing again.

In the front a rock, in the middle the both Golmmesjávri, in the background Norway

After lunch, a wrong estimation of the wetness of a swamp costed me the dryness of my shoes, but it was the last day, I didn’t mind anymore, from that moment on, I didn’t even try anymore to look for the driest part of the swamp, I just went through.

View towards Tsuomasjärvi

As we left Tsuomasjärvi behind, going up the sides of the Čuomasvárri hill, I was hit by contrasting feelings: I wished I could stay there, in the middle of nowhere, in these beautiful places, far away from civilisation, but at the same time, I could really use a hot shower and a comfortable bed.

After a few hours of up and downs between fells, decorated with clear rivers and small lakes, we arrived at the river Mivttejohka, which we crossed jumping from bigger stone to bigger stone, since the “bridge” that was indicated on our map clearly had seen better times.

Then our path followed the Finnish-Norwegian border for a few kilometers, up to the Urroaivi hill, which had a really great view towards north. From there it was pretty much only downhill to our destination, Pulmankijärvi, a small town of about 10-20 inhabitants. The last three kilometers were scattered with small swamps, where cloudberries could still be found, which was a positive surprise, since the season is a lot earlier.

Downhill towards the lake Pulmankijärvi

Less than half an hour after making it to the car, the sun rapidly hid behind dark clouds, and it started raining heavily, washing away the last traces of our passage.

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