Thank yous and goodbyes / Mercis et aurevoirs

— English below —

J’ai toujours su que ça allait s’arrêter un jour. C’est inévitable. Mais c’était quelque chose de lointain. Même après avoir pris cette décision, ça restait dans le futur, il y avait encore des courses et des entraînements. Mais le temps passe vite et soudainement les dernières compétitions plutôt émotionnelles sont derrière. Et je suis là, à ne pas vraiment réaliser que c’est vraiment fini. Je ne le réaliserai que vraiment probablement en mai. En ce moment, j’essaie juste de me persuader que rien n’a changé pour éviter de me mettre à pleurer.

J’ai toujours imaginé finir ma carrière en apothéose, comme l’équivalent biathlète d’un “mic drop” ou d’une lente marche en slow-mo d’une explosion sans jeter de coup d’œil en arrière, comme les héros des films d’action. Comme la seule chose étincelante de mon dernier weekend de compétitions était le fards à paupière pailleté et le débardeur brillant que je portais pour fêter la fin de la saison dimanche soir (ok, mes debouts étaient bons, le reste laissait à désirer), j’ai demandé à mon frère de me photoshoper dans une explosion. Et ci-dessous encore cette image en taille réelle, parce que elle est géniale et c’est probablement le truc le plus stylé que vous verrez sur internet aujourd’hui.

Plusieurs raisons m’ont poussée à cette décision. La principale est liée aux études: c’est de plus en plus compliqué à les combiner avec le biathlon, sans devoir choisir mes cours selon ce que je peux faire et pas ce que je veux, chose que je refuse de faire, et sans ajouter beaucoup d’allers-retours entre Zurich et Lenzerheide, ce qui impacterait négativement ma récupération, les entraînements et mes études. Si je fais quelque chose, c’est à 120%: soit tout, soit rien.

Si avant je n’avais pas l’impression de rater quelque chose, au cours des dernières années, ça a un peu changé. J’ai envie de voyager plus, de voir d’autres choses, de me faire un peu d’expérience professionnelle, essayer d’autres sports, … Toutes des choses qui sont un peu compliquées parallèlement au sport de haut-niveau. Beaucoup de mes amis proches on arrêté le sport d’élite dans les dernières années, et ça m’a permis de voir qu’il y a d’autres choses en dehors du biathlon. Je peux voir ce changement en moi très bien: il y a quelques années, l’idée d’arrêter le biathlon était terrifiante et déprimante, alors que là je suis juste un peu effrayée, un peu triste, assez nostalgique, mais surtout excitée de voir ce qui m’attend.

Détrompez-vous, j’adore le biathlon et je pourrais complètement me voir faire ça pendant encore un bon moment. Et il y a plein de personnes à qui j’aimerais prouver qu’elles avaient tort.

Même si je m’attendais à pire de cette saison, je ne suis toujours pas compètement revenue du surentraînement et je ne sais pas quand, et si, je le serai. Il y a quelques temps, ma coach m’a dit quelque chose dans les lignes de “une fois qu’on perd le train, c’est difficile d’y remonter” (je ne sais pas si j’ai jamais été sur ce train, même avant mon surentraînement, mais prétendons que oui, pour mon argument). J’ai réalisé que je préférais ne pas savoir si je pouvais revenir sur ce train, plutôt que de devoir faire face à l’éventualité que ce ne soit pas possible. Je n’ai pas envie de réaliser dans deux, trois ou cinq ans que je ne peux pas revenir à mon niveau et que les dernières années ont été une perte. Je ne parviendrais pas à l’accepter. Maintenant, je sais que chaque année dans le biathlon a totalement valu la peine. Si dans deux ans, je suis toujours au même endroit, je ne pense plus pouvoir voir les choses de la même manière, et je n’ai pas envie de le risquer. Ceci a également eu un poids assez important dans ma décision, surtout puisque toute cette saison j’ai eu du mal a vraiment m’arracher jusqu’à mes limites dans les compétitions.

Chaque fois que je me suis rapprochée de ce gros pas en avant, un problème majeur m’a ralenti. Il y a deux Elisas (je sais ce que vous pensez, “quoi? que deux? la grosse blague). Il y a celle d’avant le surentraînement, naïve, qui croyait dur comme fer à “tout ira bien”, qui était prête a faire n’importe quel sacrifice pour quelque chose qui l’importait vraiment. Puis il y a celle d’après, qui a été frappée rudement par la réalité: toujours optimiste, mais avec une bonne dose de cynisme et de scepticisme et qui sait que certaines choses, comme sa santé physique ou mentale, ne valent jamais la peine d’être sacrifiées. Quelque part sur la route, j’ai perdu cette étincelle, cette étincelle qui me permettait d’aller aussi loin qu’il le faut, que je pense est nécessaire dans le sport de haut-niveau. Cette saison m’a permis de voir où je suis et ce que je dois entreprendre pour faire ce grand pas en avant, et il demande des sacrifices que je ne suis plus prête à faire et des sacrifices que je ne suis même pas sûre de pouvoir faire.

J’ai atteint plus que ce dont je n’ai jamais osé rêver. Personne n’aurait parié sur cette petite fille mince et têtue de 11 ans, qui vivait en ville loin des pistes de ski de fond, quand elle a commencé la compétition, parce pour elle c’était fun. Je sais que je n’aurais pas parié sur moi-même. Qui aurait pensé qu’elle irait aux FOJE, aux mondiaux juniors et dans cadre national juniors? Et malgré tout je suis là, à vivre un rêve qui n’était même pas le mien à la base.

Le biathlon et le sport d’élite m’ont tellement enseigné, à commencer par des talents d’organisation et de logistique bien au-dessus de la moyenne (pas complètement vrai, mes talents organisationnels ont toujours été exceptionnels). J’ai appris à gagner, à perdre, à travailler dur pour atteindre un objectif, … Même si j’ai des regrets quant à la manière dont certaines choses ce sont déroulées pendant ma carrière, je serais prête à le refaire (un peu différemment certes). Je serais une personne complètement différente sans ces 10 dernières années et je ne suis pas sûre que j’aurais aimé cette personne. Le biathlon ma aussi appris plus d’allemand en deux ans que les écoles genevoises ont réussi en 10 ans.

Pour être honnête, je ne sais pas si c’est la bonne décision. Le biathlon a été une partie si importante de ma vie. Il y aura toujours une partie de moi qui va se demander “et si… ?”. Je vais juste devoir apprendre à vivre avec.

Mais je me connais, je ne vais pas arrêter la compétition, je suis beaucoup trop compétitive pour ça et rien ne me rends plus heureuse que l’entraînement. Je vais probablement m’entraîner plus ou moins la même quantité que cette année, j’ai déjà écrit un plan d’entraînement pour l’année prochaine, donc je vois ça plus comme une virgule qu’un point final. Si s’entraîner pour le biathlon reste très compliqué à Zurich, c’est faisable pour le ski de fond. Je serai définitivement au départ de quelques courses régionales et occasionnellement sur une course de biathlon, juste pour le fun dans le futur. Quoique je fasse, je sais que je vais assurer.

Même si mon nom était le seul sur la feuille des résultats, tellement de personnes m’ont aidée à arriver où je suis, raison pour laquelle je me sentais de vraiment devoir justifier cette décision.

Tout d’abord, un grand merci à mes parents, sans qui rien de tout cela n’aurait pu être possible. Merci de m’avoir offert une paire de ski quand j’avais un an, merci de m’avoir conduit 3-5x par semaine dans le Jura lorsque je n’avais pas encore mon permis, merci d’avoir pris en charge la partie financière et avoir été le meilleur sponsor principal dont on puisse rêver, merci pour m’avoir toujours encouragée.

Je remercie aussi tous mes entraîneurs, depuis mes temps au ski club de Bois d’Amont, dans le comité départemental du Jura, chez Swiss-ski, et finalement au BSO. Un grand merci également à Asko Nuutinen: ne pas l’avoir assez remercié lorsqu’il était encore parmi nous est l’un de mes plus grand regrets.
Chacun d’entre vous m’a apporté quelque chose, pas seulement dans le sport, mais aussi dans la vie. Vous avez fait de moi une athlète plus complète, m’avez aidé à avoir confiance en moi et bien plus encore. Je sais bien que je n’ai pas toujours été l’athlète la plus facile à coacher, mais en considérant d’où je suis partie, vous avez fait un sacré bon boulot.
Je remercie aussi mon ski club le SAS Genève pour m’avoir accueilli chaleureusement même si je suis toujours la seule skieuse nordique ou biathlète.

Un grand merci à mon médecin du sport, et tout le staff médical pour m’avoir aidé à revenir du surentraînement et que n’importe quel problème j’avais, il puisse être résolu. Merci d’avoir répondu à mes SMS paniqués, lorsque je ne savais pas quoi faire et merci d’avoir vraiment pris le temps pour s’assurer qu’aucun problème de santé ne vienne m’empêcher de performer aux mieux.

Aux potes et (anciens) coéquipiers, je vous souhaite que le meilleur. J’espère vraiment voir le plus possible d’entre vous assurer aux coupes du monde et aux JO. Je sais à quel point vous travaillez dur pour ça et ça me rendrait très contente de vous voir réussir. Et aussi j’ai un peu envie de me la péter dans le futur quand je regarde le biathlon à la télé de comment je vous connais ou comment je vous ai battue à telle ou telle course (et aussi raconter des histoires gênantes sur vous à la personne avec qui je regarde le biathlon. Désolée, mais pas désolée). Merci d’avoir supporté mes bizarreries, pour avoir fait de moi une meilleure athlète et pour les souvenirs absolument géniaux que je vais garder précieusement le reste de ma vie (oui, c’est très niais, mais tant pis). Merci d’avoir rendu les bons moments absolument légendaires et les mauvais supportables. Vous rendu cette décision beaucoup plus dure que ce qu’elle ne l’était déjà. Vous allez beaucoup me manquer, mais si jamais vous passez vers Genève ou Zurich, c’est moi qui paye le café ou un verre. Et évidemment je suis toujours partante pour une soirée films ou un entraînement. Je suis tellement contente que nos chemins se soient croisés. Le sport m’a permis de rencontrer plein de gens que je n’aurais pas rencontré autrement et autant dire que j’aurais vraiment raté des personnes exceptionnelles.

Je tiens aussi à remercier Rossignol pour les meilleurs ski et Leki pour les meilleurs bâtons. Je n’ai pas toujours été rapide, mais les skis, les bâtons ou autre matériel n’en ont jamais été la cause. Un grand merci d’avoir continué à me soutenir après le surentraînement, ça compte beaucoup pour moi.

Je remercie le BSO pour m’avoir accueilli avec les bras grands ouverts quand je n’avais plus rien, même si je ne suis pas de la région, de m’avoir permis de m’entraîner dans des conditions presque professionnelles et pour le service sur les courses cette année. Merci à Liidia pour le entraînements à l’ouest et à l’est de la Suisse. Un grand merci aussi à la Biathlon Arena pour les conditions d’entraînement fantastiques, pour les pistes et le pas de tir toujours parfaitement préparés, pour le excellent service souriant et la bonne nourriture.
Merci aussi à Ski Valais pour le service sur les courses dans les années précédentes.

Il y a tant de personnes à remercier que j’en ai sans doute oublié plusieurs. Mais je suis extrêmement reconnaissante à qui que ce soit qui m’a encouragé, m’a aidé, ou a eu quelque chose à faire avec ma carrière. Vous êtes les meilleurs et grâce à vous ça en a vraiment valu la peine! ❤

Finalement, merci à toi, qui que tu sois derrière ton écran, qui me lis sur ce blog.


ENGLISH

I’ve always known some day it was gonna be over. It’s inevitable. But it was something that was still far. Even when I took that decision, it was still in the future, there were still races and trainings left. But time goes fast and suddenly the last very emotional races are behind. And here I am, barely realising it’s actually over. It’s probably gonna hit me sometimes in May. Right now I’m just trying to fool myself into thinking nothing has changed so I don’t start crying.

I’ve always finishing my career with one last big blast in a blaze of glory, like the biathlon equivalent of a mic drop or of walking away in slow-mo from an explosion without looking back like the cool guys in action movies. Since on my last race weekend the only thing that was sparkly was the glittery eyeshadow and the shiny top I was wearing to celebrate the end of the season on Sunday night (ok, my standing shooting was pretty good, but the rest wasn’t what I’d hoped for), I asked my brother to photoshop me into an explosion. And here it is again in full size, because I can’t get enough of it and also because it’s probably the coolest thing you’re gonna look at today on the internet.

Many reasons have pushed me to this decision. The main one is study-related: it’s becoming increasingly difficult to combine it with biathlon unless I chose the classes according to what can I do and not what I want, which is something I refuse to do, and without adding a lot more back and forth between Zurich and Lenzerheide, which would negatively impact my recovery, training and also studying. If I’m doing something, I’ll do it at 120%: all or nothing.

If before I felt like I wasn’t missing out on anything, in the past years that has changed a bit. I want to travel more, see other things, get some work experience, try new sports, … All the things that are bit complicated to do as an elite athlete. A lot of my close friends have retired from elite sports in the past few years and it has allowed me to see that there’s other stuff besides biathlon. I can see that change in myself very well: a few years ago, the idea of leaving elite sports was terrifying and depressing, now I’m just scared, a bit sad, really nostalgic but mostly excited to see what’s next.

Don’t get me wrong, I love biathlon and I could totally see me doing that for a few (actually a lot) more years. And there’s a lot of people I want to prove wrong.

Although I honestly expected worse from this season, I’m still not fully back from the overtraining and I don’t know when and if I’ll ever be. A while ago, my coach said something that really spoke to me along the lines of “once you lose the train it’s hard to get back on” (I’m not sure if I ever was on that train, even before my overtraining, but for the sake of my point, let’s pretend so). I realised I’d rather not know if it’s possible to get back on it than to face the eventuality of not being able to successfully do so. I don’t want to realise in two, three or five years that I can’t get back at my best level and that the past years have been a waste. I don’t think I could handle it. Right now I know every single year I’ve been doing this was totally worth it, in two years, if I’m still in the same situation, I’m not sure it will be the case anymore and I don’t want to risk it. This also had a huge weight in my decision, especially since this whole season I’ve struggled pushing myself to my limits in races.

Every time I’ve been close to a big step forwards, a bigger problem has slowed me down. There’s two Elisas (I know you’re thinking “what? only two? hahaha”). There’s the one before the overtraining, naive, a firm believer in “everything will be alright”, who was willing to make any sacrifices for something that she really cared. And then there’s the Elisa after the overtraining, who got hit hard by reality: still optimistic, but with a healthy dose of skepticism and cynisism and who knows that some things, like your health or your mental well-being, are never worth sacrificing. Somewhere along the road, I lost that spark, that spark that made me willing to go all lengths and that I feel is necessary in elite sports. This season has allowed me to see where I stand and what has to be done to take that step forwards, and it requires some sacrifices that I’m not willing to make anymore and some that I’m not sure I can even make.

I’ve already achieved more than anything I ever dared to dream. I don’t think anyone would have bet on that small skinny stubborn 11 year old girl, who lived in the city far from any skiing tracks, when she started racing, because she thought it was fun. I know I wouldn’t have bet a cent. Who would have thought she would make it to the EYOF, to the junior worlds and to the junior team? And yet here I am, living a dream that wasn’t even mine in the first place.

Biathlon and elite sports taught me so much, starting from way above average organisational and logistic skills (that’s not completely true, my organisational skills have always been legit dope). It taught me to win, to lose, to work hard towards goals, patience, … Although I do have regrets about how some of the things in my career went down, I would totally do it again (a bit differently sure). I would be a complete different person without these past 10 years and I’m not sure I would like that person. It also taught me more German in two years than the public schools of Geneva managed to do in 10 years.

To be honest, I don’t know if it’s the right decision. Biathlon has been such a huge part of my life. There’s always gonna be a part of me that will ask “what if… ?”. I’m just gonna have to learn to live with it.

But I know myself, I’m not going to stop racing, I’m way too competitive for that and I love training way too much ayway. I’ll probably even be training the same amount I do right now, I’ve already written my training plan for next year, so I see this more as a comma than a definitive point. Whereas training for biathlon in Zurich is difficult, it is easier for cross-country skiing. You’ll definitely see me on regional cross-country races and the occasional biathlon race, just for fun, in the future. I’ll be fine and I know whatever I’ll be doing, I’m gonna be killing it and looking great while doing so.

Even if my name was the only one on the results, so many people have helped me get where I am, which is why I felt I needed to really justify this decision.

First of all, I want to thank my parents, without whom nothing of all this could have been possible. Thank you for getting me a pair of skis when I was 1, thank you for driving me to the mountains 3-5x a week when I didn’t have my driving license yet, thank you for taking care of the financial part and being the best main sponsor one could ask for, thank you for always cheering.

I want to thank all my trainers from my times at the Ski Club Bois d’Amont, at the regional group of the Jura mountains, at Swiss-ski and finally at BSO. A special thanks goes to Asko Nuutinen: not having thanked him enough while he was still here is one of my biggest regrets.
You all taught me something not only in sports, but also in life. You made me a more complete athlete, helped me trust myself and so much more. I know I haven’t always been the easiest one to train, but considering where I started, you all did a pretty damn good job.
I also wanna thank my ski club SAS Genève for welcoming warmly even though I still am the only nordic skier or biathlete.

Huge thanks to my sports physician, and all the medical staff for helping me get back from overtraining and that any problem I had was gonna be solved. Thank you for answering to my panicked texts when I didn’t know what to do and for taking your time to really make sure no health problem would get in the way of my performance.

To my friends and (former) teammates, I wish you all the best. I hope to see as many as possible of you crushing it at the world cups and at the Olympics. I know how hard you’re working for it and it would make me really happy to see you succeeding. And I kinda want to brag in the future when watching biathlon on TV about how I know you or how at some race I was better than you (and also tell awkward stories about you to the people I’m watching biathlon with. Sorry not sorry). Thank you for putting up with my quirks, for making me a better athlete and for the absolutely great memories I will look back fondly for the rest of my life (yes this is very cheesy but whatevs). Thank you for making the good moments absolutely legendary and the bad ones bearable. You made making this decision so much harder. I’m really gonna miss you, but if ever you are around Geneva or Zurich, I’d love to catch up: coffee or drinks are on me. And also I’m totally down for a movie night or training. I’m so glad our paths crossed. Sports has allowed me to meet people I’d probably never met otherwise and I would have missed out on pretty great people.

I want to thank Rossignol for the best skis and Leki for the dope poles. I may not always have been fast, but the skis, poles and other material were definitely never to blame for that. Also huge thanks for still supporting me after the overtraining, that meant so much to me.

I want to thank the BSO for welcoming me with open arms when I had nothing left and even though I’m not really from the region, for allowing me to train basically professionally and for the service on the races this year. Thanks to Liidia for the trainings in eastern and western Switzerland. Also huge thanks to the Biathlon Arena for the fantastic training conditions, the always perfectly prepared shooting range and tracks, for the great and smiling service and the tasty food.
Also thanks to Ski Valais for the service on races during the previous years.

There’s so many people to thank, I probably forgot some. But I am extremely thankful to anyone who cheered on me, helped me or had anything to do with my career. You are the absolute best and you made all of this so worth it. ❤

Finally thank you, whoever you are behind your screen, reading me on this blog.

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