Finally some highs / Enfin des hauts

— English below —

Les hauts et les bas sont inhérents à l’entraînement, même si l’on espère tous de connaître uniquement les premiers. Depuis septembre, je surfe sur un haut. Il était temps: si le karma existait, j’ai accumulé assez de bas pour au moins les deux prochaines années. Malheureusement, les choses ne sont pas aussi simples et je ne peux que espérer que ça va durer et que le chute ne sera pas brutale. J’adore ce haut, mais je n’y fais pas confiance. Peut-être mon historique personnel en est la cause: les deux fois dans ma carrière où j’ai été sur un vrai haut où tout allait vraiment bien, ça a été immédiatement suivi par des bas records. Peut-être que je finissais par voler trop près du soleil. Mais j’ai appris: je peux faire une erreur une fois, deux fois pour être vraiment sûre que c’était bien une erreur, mais on ne m’y reprendra pas une troisième fois. Maintenant je sais quand planter les freins.
Pour le moment, pas besoin, mon pouls au repos n’a jamais été aussi bas, j’ai des très bonnes sensations pendant l’entraînement.

Après le Nordic Weekend, l’uni a repris et j’ai reçu mes résultats des examens, dont je m’en suis sortie étonnamment bien (ce qui veut dire PLUS JAMAIS de chimie organique ou inorganique de ma vie!!!!). Mes cours sont beaucoup plus intéressants cette année (et l’absence de chimie orga y est certainement pour quelque chose). Donc de ce côté aussi, j’ai aussi retrouvé un peu de motivation.

Octobre est ensuite arrivé, et avec, les premiers contacts avec la neige. D’abord à Oberhof dans le tunnel avec le team du BSO. Mon premier camp d’entraînement de l’année. Une semaine entière de soleil, ce qui doit être un record à cette période là-bas (pour les non-initiés, Oberhof est plutôt connu pour son brouillard, sa pluie, et généralement son temps moisi). C’était vraiment génial d’avoir un camp de nouveau avec une équipe, ça m’a fait réaliser à quel point ça m’avait manqué: les gens, et généralement cette vie de camp d’entraînement.

Puis deux semaines plus tard, je suis partie pour une semaine à Vuokatti en Finlande, organisé par mon sponsor principal (oui, c’est mes parents, mais sponsor principal sonne tellement plus cool). Ce n’est pas la première fois que j’y suis allée pour la piste de snowfarming, j’y suis allée plusieurs fois avant le surentraînement. A chaque fois que j’y ai été en octobre et/ou novembre, l’hiver suivant je réussissais à me qualifier pour des compétitions internationales. Comme je l’ai déjà mentionné, je ne suis pas superstitieuse, mais autant mettre toutes les chances de son côté non? C’est un peu devenu mon rituel de pré-saison et j’adore l’endroit, il y a tout ce dont on peut avoir besoin en tant qu’athlète et j’en garde des extrêmement bons souvenirs.
Donc merci à mon père d’avoir pris une semaine de congé (honnêtement c’était pas si dur de le convaincre: “t’as envie d’aller skier en octobre, faudra juste que tu m’aides pour les réglages?” “Tu m’as eu à skier, c’est quand qu’on part?”).

Ces deux semaines différentes m’ont permis de confirmer quelques unes de mes théories:
– Plus il fait froid, plus j’ai de l’énergie et de la motivation (attendez de me voir à -30°C)
– Skier à l’extérieur, c’est mieux que skier à l’intérieur et skier sur de la glace pilée, c’est mieux que de ne pas skier du tout.

Sur ce, je m’en vais préparer des skis, la neige est arrivée à Lenzerheide.


ENGLISH

Highs and lows are part both part of training, as much as we all wish to only experience highs. And since September, I’ve definitely been surfing on a high. It was about time: if there were such thing as karma, I have definitely experienced enough lows for at least the next two years. Sadly things aren’t that simplistic, and I’m just here hoping it will last and that the fall isn’t going to be brutal. Although I do enjoy it, I don’t trust highs. Maybe it’s my personal history with them: both times in my career I experienced a real high ad everything was going really well, it was immediatly followed by an all-time low. Or maybe I just ended up flying too close to the sun. But lesson learned: I can make a mistake once, and twice to be really sure it was indeed a mistake, but I sure ain’t gonna make it three times. Now I know when to pull the brakes.
At the moment though, no need for that, my resting heart rate has never been this low, I have a good feeling during trainings and I can’t seem to get enough of them.

After the Nordic weekend uni started and I found out I did surprisingly well at my exams (which means NO more organic or anorganic chemistry EVER AGAIN!!!!). My classes this year are a lot more interesting than last year (the absence of o-chem has a lot do with it). So on that side I got the little kick of motivation too.

October finally came, and with it the first contacts with snow. First in the tunnel in Oberhof with the BSO team. My first training camp of the year. A whole sunny week there, that must be a record at this time of the year (for those who don’t know, Oberhof is well known for it’s fog, rain and generally crappy weather). It was pretty great to have a training camp with a team again, it just made me realize how much I’ve missed it: the people, and just generally that training camp life.

Then two weeks later I left for a week in Vuokatti, in Finland, organised by my main sponsor (yeah that’s my parents, but main sponsor sounds so much cooler. Mom, dad, no offense). It’s not the first time I was there for the first snow track, I used to go there before the overtraining. Every time I’ve come here in October and/or November, it managed to qualify for international competitions during the winter. As I’ve alraedy said I don’t really believe in that kind of stuff, but I should put all the odds on my side, am I right? It’s kind of become a pre-season ritual and also I really love the place, it has everything you could possibly need as an athlete and I have extremly good memories from there.
So huge thanks to my dad for taking the week off from work (to be fair it wasn’t hard to convince him: “dad wanna come ski in October, you’ll just have to help me for the zeroing?” “You had me at ski, when do we leave?”).

These two different training camps made me confirm a few of my theories:
– The colder it gets, the more energetic and motivated I feel (wait to see me at -30°C)
– Skiing outside is better than skiing in a tunnel, and skiing on crushed ice is better than not skiing at all.

On these wise words, I will go prepare some skis, the snow has arrived in Lenzerheide.

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