Chasing motivation / À la chasse à la motivation

— English below —

L’hiver dernier m’a laissée mitigée: je pouvais courir à nouveau, mais est-ce que ça en valait encore la peine? J’avais écrit ici en avril que je n’avais pas vraiment la motivation de courir.
L’été a été étrange: c’était la première fois depuis 2015 que je pouvais m’entraîner normalement et ça a été assez sympa pour changer. Mes cours ont fini fin mai, mais examens étaient en août et j’ai du réviser tout l’été entre deux entraînements. Sur le moment, ça ne m’a pas semblé trop, mais c’est que lorsque mes vacances ont commencé que je me suis rendue compte à quel point j’étais épuisée mentalement.

Même si j’adore m’entraîner (plus que la compétition en fait: trois heures à courir dans les montagnes avec seulement mes pensées comme compagnie? Partante à fond! mes pensées sont incroyables!), après l’hiver passé j’ai eu du mal à trouver un but à ce que je faisais et suivre le plan d’entraînement était assez fastidieux. J’avais juste envie de faire l’entraînement que je voulais quand je voulais et le plan était presque oppressant. Je pense que les stress des examens y a grandement contribué, puisque plus j’avançais dans mes révisions, plus j’avais du mal à trouver la motivation nécessaire pour réaliser les entraînements planifiés.

Après la fin de l’enfer (examens en période de canicule? Je pense qu’on s’en rapproche assez là), je suis partie en Laponie. Cet endroit a ce pouvoir magique de résoudre pratiquement tous mes problèmes, et cette fois-ci n’a pas été une exception. J’ai peu faire beaucoup de longues randonnées, entraînement auquel mon corps réagit extrêmement bien: rien (pas un footing de récup’, une journée de repos, rien) ne fait baisser autant mon pouls au repos que une randonnée de six heures en Laponie (ça en est presque thérapeutique).
Même si j’ai fait les plus grosses semaines d’entraînement de l’année (en tout cas en terme de volume) en Finlande, je suis rentrée reposée pour le Nordic Weekend.

La morale de ces trois jours de compétitions est la suivante: viser le noir des cibles au lieu du blanc aide, mais si les jambes ne sont pas rentrées des vacances qu’elles ont prises en 2015, y’a pas grand chose à faire. Non, j’exagère, c’était quand même beaucoup mieux que ce que je m’attendais. J’ai eu quelques problèmes avec mes genoux pendant l’été, mais je n’avais pas de douleurs, donc on peut dire que c’est une petite victoire!
Ça m’a redonné cette motivation qui m’a manqué pendant cet été: y’a encore un sacré bout de chemin à parcourir, mais au moins ça ne semble plus impossible.


ENGLISH

Last winter left me with this bittersweet feeling: I could race again, but was it worth it anymore? I wrote here back in April, how I weren’t really motivated to race back then.
Summer 2018 was a weird one: it has been the first since 2015 I have been able to train normally and it was pretty great. My exams were in August even though the classes ended in May, so I had to study hard all summer between trainings. At the moment it didn’t seem too much, but I realised during my holidays how exhausted I was mentally.

Although I love training (more than racing actually. I’m completely hooked up on LSD – Long Slow Distance training, what else did you think? – : 3 hours running or biking in the mountains with only my thoughts as company? Heck yeah, my thoughts are amazing), after last winter it was a little hard to find a purpose to what I was doing and following the training plan was difficult. I just wanted to do whatever training whenever I wanted and the plan seemed almost oppressive. I guess the exam stress had something to do with it, because the closer the exams came, the harder it got to find the motivation to do the planned trainings.

After hell (exams during a heatwave? I think were pretty close here), I went to Lapland. That place has the magical power to solve most of my problems, and this time was no exception. I was able to do a lot of long hikes. My body reacts extremely well to that kind of training: nothing (no recovery jog, no rest day, nothing) makes my resting heart rate go lower than a six hour hike in Lapland (it’s almost therapeutic).

Although I did the two hardest training weeks of the year in Finland (at least in terms of volume), I came back to the Nordic Weekend fully rested.
The morale of the three days of races was: aiming the black part of the target instead of the white part helps, but if your legs never came back from the vacation they went to in 2015, there’s not much you can do ’bout it. Nah, I’m exagerating, and it was actually a lot better than I had expected. I’ve had a few problems with my knees during the summer, but they didn’t even hurt me, so I guess it’s a win!
That gave me that little kick of motivation I’ve been looking for all summer: there’s still a long way to go to really be back, but at least it doesn’t seem impossible anymore.

 

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