Adieu hiver 17-18 / Farewell winter 17-18

— English below —

Une autre saison est finie, et je suis frappée par le blues de fin de saison. C’est comme ça que j’appelle la mélancolie qui me touche chaque fois en avril. Je m’explique: la fin de l’hiver marque la fin de beaucoup de choses, la neige fond (et elle va vraiment me manquer), les skis doivent être fartés puis rangés à la cave, le coéquipiers changent, les entraîneurs changent, je change même de catégorie, certaines personnes arrêtent le biathlon, les plans pour la saison prochaine ne sont pas finalisés encore, …
En plus, le temps d’un mois, je redeviens juste une étudiante et je pers cette routine d’entraînement qui structurait mes journées et mes semaines, et je me sens un peu perdue. C’est reparti pour 8 mois de préparation et c’est à la fois effrayant et excitant.

Pour ce qui est de cet hiver, faisons semblant, pour moi, qu’il n’a jamais existé.
Mes attentes n’étaient pas hautes (je n’ai pu m’entraîner normalement que depuis novembre après plus d’une année de problèmes de surentraînement), mais à quel point ma saison était mauvaise m’a quand même surpris. Il n’y a pas grand chose que j’aurais pu faire mieux que comment j’ai fait cette année, et la pilule est d’autant plus dure à avaler. Pour la première fois de ma vie, je n’ai rien fait de (trop) idiot avec l’entrainement et ceci vient d’une fille qui s’est dit que s’entraîner 35h en deux semaines sans jours de repos à 15 ans était une bonne idée (oui, j’aime m’entraîner et non, il ne faudrait pas me laisser en charge de mon entraînement sans la supervision d’un vrai adulte mature et responsable).

A vrai dire… j’ai été faire un long entraînement de 3h sous la pluie en étant à moitié malade. Tant pis pour n’avoir rien fait d’idiot. J’essayerai l’année prochaine (note à moi-même: ne pas s’entraîner sous la pluie en étant à moitié malade parce qu’on finit par être malade un mois).
C’est ce qui m’est arrivé en janvier, après ma première course depuis un an et neuf mois. En conséquence, mes courses en février à Oberhof étaient évidemment très très mauvaises et j’y ai laissé ma motivation. J’ai eu besoin de quelques semaines pour la retrouver à Realp (j’aurais jamais imaginé, je dois juste adorer détester cet endroit).

J’ai de nouveau couru aux championnats suisses à Lenzerheide fin mars, parce que ces courses sont toujours un peu mieux que les autres. J’en ai ramené deux médailles d’argent, ce qui a fait passer ma saison de “n’en parlons plus jamais” à “eh, ça aurait pu être pire”, puisque les sensations étaient déjà meilleures qu’en février, et ça m’a donné une bonne occasion pour déboucher le Champagne.

La vie d’athlète est très loin d’être que des arc-en-ciels et des paillettes. La plupart du temps ça craint beaucoup même. Mais j’y reviens à chaque fois. Les leçons on été apprises et en mai, je serai prête à attaquer la préparation pour 2018-2019.
cof

Cette année a été très émotionnelle, pleine de haut et de bas, considérant d’où je partais en mai, même pas capable de courir deux minutes. J’ai donc envie de remercier tout ceux qui ont été impliqués d’une manière ou d’une autre, à commencer par le meilleur sponsor principal (alias papa et maman), mes entraîneurs, Rossignol, Leki et Julbo (la skieuse était peut-être lente mais au moins le matériel était rapide), Ski Romand et Ski Valais pour l’accompagnement sur les courses, l’ASSA Andermatt pour les pistes et le stand toujours parfaitement préparés, mes coéquipiers et amis, et tous ceux qui m’ont aidé, cru en moi, encouragée, et lu sur le blog. Merci!

PS: il a été dit que j’arrêtais le biathlon. Désolée les gens, vous ne vous débarrasserez pas si facilement de moi. A l’hiver prochain! 😉


— ENGLISH —

Another season has passed and again I’m hit by end of season blues. That’s how I call the melancholy that I experience every year in April. Let me explain: the end of the winter marks the end of a lot of things, snow melts (and I’m going to miss it real bad), skis have to be waxed and stored in the garage, teammates change, coaches change, even my category changes, some people stop racing, plans for the next weeks and months aren’t finished yet, …
In addition, for a month, I go back to being just a student and don’t have the same training routine that structures my days and weeks and that makes me feel kind of lost. We’re heading to 8 months of preparation and that’s both scary and exciting.

As for this winter, for my sake, let’s just pretend it never happened.
My expectations weren’t high (I mean, I’ve been able to train normally only since November after more than a year of overtraining problems), yet I was still surprised by how bad it was. There is not a lot of things I could have done better than I did this year, so my results this winter are not the easiest thing to accept. For the first time in my life, I didn’t do anything (too) dumb with training and that comes from a girl who decided that training 35 hours in two weeks without rest days at 15 was a good idea (yeah, I really like training and no, you shouldn’t leave me in charge of my training plan or without the supervision of an actual mature and responsible adult).

Actually… I did go on a really long training in the rain as I was half sick and ended up even more sick. So much for not doing anything dumb. I’ll try next year (Note to myself: don’t train in the rain when you’re already a little sick, because you’ll end up spending a whole month being sick).
That’s what happened to me in January, after my first race in more than a year and nine months. Obviously the races I did beginning of February in Oberhof were really bad and I lost my motivation there. It took my a few weeks to find it again in Realp (never would have expected that, turns out I just really love to hate that place).


I raced again at the Swiss champs in Lenzerheide at the end of March, because these races are always a bit better than the others. I brought home two silver medals, which made my season go from “let’s never mention it again” to “eh, could have been worse”, since I felt already a little better than in February, and gave me a good reason to pop the Champagne.

Life as an athlete is far from being all rainbows and sparkles. Pretty often it’s kind of crappy. And yet I keep on coming back to it. But lessons have been learned and I’m ready for 2018-2019.
cof

This past year has been a really emotional one for me, full of highs and lows, considering where I started last May, not being able to run two minutes. I just want to thank everybody that has been involved, starting from the best main sponsors ever (aka mom and dad), my coach(es), Rossignol, Leki and Julbo (the skier was slow but at least the material was fast), Ski Romand and Ski Valais for the support on the races, ASSA Andermatt for the always perfectly prepared tracks and shooting range, my team mates and friends, and everybody that has helped me, believed in me, encouraged me or read me on the blog. Thank you!

PS: I’ve heard people saying that this was my last year as biathlete. Nope guys, sorry, you’re not gonna get rid of me so soon, see ya next winter! 😉

 

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