13 autres choses sur le surentraînement / 13 more things about overtraining

 

—English below—

J’ai adoré écrire l’article 13 choses sur le surentraînement et j’ai eu des retours géniaux. Depuis sa publication, j’ai pensé à plein d’autres choses amusantes ou juste bizarres sur le surentraînement, donc voici la suite, 13 autres choses sur le surentraînement.

1. A un certain moment, j’avais le droit de m’entraîner (J’appellerais pas ça de l’entraînement…) seulement avec un pouls en dessous de 130. Ce qui laisse très peu de marge les jours où je me levais avec un pouls au repos de 90 et avec une fréquence cardiaque debout de 115. En pratique, mettre un ski faisait sauter ma FC au alentours de 140.

2. J’ai toujours adoré le ski, et soudainement les circonstances me l’ont fait détester. Mais d’une manière bizarre : si quelqu’un avait réussi à me réveiller à 2h du matin en me disant « Hé Elisa, viens on va skier 4h et on fait des intensités 15x8min », j’aurais été prête en cinq minutes. En revanche, un « Hé Elisa, viens on va skier une demi-heure et se faire dépasser par des touristes qui tiennent même pas sur leurs skis » n’aurait eu que jurons-en-cinq-langues comme réponses. Même au milieu de la journée, je n’aurais pas été enthousiaste.

3. Devoir « m’entraîner » si lentement (lire pas de course à pied, ski au pas) était horrible. Et avoir ces limites strictes de fréquence cardiaque était si démotivant que même une personne légèrement claustrophobe adorant être dehors préférait regarder un film ou faire quoi que ce soit d’autre, même des devoirs, que ces stupides promenades d’une demi-heure.

4. Mon « hymne du surentraînement » (j’ai passé presque un an sans rien faire, j’avais du temps à tuer) est devenu “Can’t be happening” du groupe “The Marlows” et je chante encore à fond sur les paroles “This can’t be happening, why is this happening to me?” lorsque je suis seule en voiture.

5. Une des choses les plus dures dans le surentraînement, surtout pour quelqu’un qui a besoin de planifications claires et qui adore planifier comme moi, c’est de n’avoir aucune idée de ce que ça sera dans deux semaines, deux mois, six mois, un an, etc. Parce que personne ne sait à quelle le corps va récupérer, quand ça sera possible de recommencer à s’entraîner et à faire des compétitions. On est juste perdus.

6. J’avais besoin (et ai toujours eu besoin) d’histoires de surentraînement d’autres athlètes. Ces histoires ne sont pas forcément faciles à trouver et c’est une des raisons pour lesquelles je tiens ce blog : si ne serait-ce qu’un personne peut s’identifier à ce que je relate, ce sera déjà plus que ce que je peux demander.

7. Les gens ont commencé à avoir cette manie bizarre de me demander si j’avais un plan B. Premièrement, c’est pas le meilleur moment pour me le demander : en ce moment je dois croire à la réussite de mon plan A. Deuxièmement, oui, j’ai un plan B. J’ai même un plan G. Un plan H aussi du coup : me poser et regarder comment tout ce qui pouvait mal tourner dans ma vie a mal tourné (dans ce scénario je suis probablement en train de regarder ma maison brûler ou un truc du style pour ajouter un peu de drame).

8. On devient instantanément amis avec ceux qui traversent la même chose.

9. C’est très facile d’avoir des bonnes notes lorsque soudainement on a beaucoup de temps libre et que la moitié des cours. Mais il n’y a rien de plus efficace que de bosser dans le train/bus/voiture ou en stage d’entraînement.

10. Il y aura toujours des personnes qui diront que le surentraînement c’est que dans la tête. D’abord, vous êtes tous très mignons quand vous parlez de choses dont vous n’avez aucune idée et ça vous donne l’air ignorant. Donc avant de dire des bêtises, courez une saison entière (ou même que deux semaines) en surentraînement. Ensuite, vous pourrez me dire tout ce que vous voulez à propos.

11. Il y a deux sortes de personnes : ce qui vont te soutenir quoiqu’il arrive et ceux qui s’en fichent complètement et vont même oublier ton prénom. Même si ils essayent de le cacher, je vois très bien qui ne croit plus en moi. Bien. Je peux comprendre. Des fois je ne crois pas en moi non plus. Mais s’il vous plaît essayez de le cacher : les pires personnes ? Ceux qui ne font pas cet effort. Vous voyez cette expression que je fais ? C’est mon expression mentalement-en-train-de-t’insulter-en-cinq-langues.

12. Une fois que j’ai pu recommencer l’entraînement un peu plus sérieusement, chaque petite douleur que j’avais eue une fois dans ma vie et revenue en 1000 fois pire. Le tape de kiné est mon meilleur ami.

13. Le surentraînement, surtout quand ça dure des années et quand même mentalement et psychologiquement assez dur. Tous les moyens pour gérer ça sont bons. Le meilleur que j’ai trouvé jusqu’à présent ? Ecrire à propos du surentraînement de manière autodérisive sur internet.

magglingen
Les tests qui aident à diagnostiquer et à suivre le surentraînement / Tests that help diagnosing and following overtraining

—ENGLISH—

I really enjoyed writing the article 13 facts about overtraining and I got some really amazing feedback about it. Since publishing that article, I thought about a lot of other fun or weird facts about overtraining, so here they are, 13 more facts abouts overtraining!

1. At some point, I was allowed to train (I wouldn’t call it training actually…) only with a heart rate under 130. Which left very little margin those days I woke up with a resting heart rate of 90 and a standing HR of 115. Basically, putting a ski on made my HR jump somewhere around 140.

2. I have always loved skiing, and suddenly the circumstances made me hate it. But in a weird way: if someone had managed to wake me up at 2 am and told “Hey Elisa, let’s go ski 4h and do 15x8min intervals”, I’d been ready in five minutes. In comparison a “Hey Elisa, let’s go ski a half an hour and get passed by tourists that barely can stay on their skis” would have gotten only swearing-in-five-languages as an answer. Even in the middle of the day, I wouldn’t have been very enthusiast.

3. Having to “train” so slow (read no running, skiing at walking speed) was awful. And having those strict heart rate limits was so unmotivating, that even an outdoor-loving slightly claustrophobic person like me preferred to watch movies or do pretty much anything else, even homework, than than those half an hour stupid walks.

4. My “overtraining anthem” (I spent almost a year doing nothing, I had plenty of time to kill) became “Can’t be happening” by the Marlows and I still sing along very loudly to its lyrics “This can’t be happening, why is this happening to me” when it comes up when I’m alone in the car.

5. One of the hardest parts of overtraining, especially for someone who needs clear plans and loves planning like me, was to have no idea where I would be in two weeks, two months, six months, a year, … Because you don’t know how fast it’s going to get better, when you are going to be able to start training and competing. You’re just lost.

6. I really craved (and still do) overtraining stories of other athletes. These stories are not so easy to find and that is one of the reasons why I’m keeping this blog: if even one other person relates to my story, it would be already more than I could ask for.

7. People started having this weird mania of asking me if I had a plan B. First of all, right now, not the right moment to ask that. Right now I have to believe in a happy ending of my plan A. And then, yeah, I have a plan B. I even have a plan G. Actually, I have a plan H too: sitting down to contemplate how everything that could possibly go wrong in my life went wrong (in that scenario I’m probably watching my house burn down or stuff like that to add a bit of drama).

8. You become instantly friends with other people going through the same thing.

9. It’s actually easy to have good grades when you suddenly have a lot of time because you can’t train and only have half of the classes. But learning in the car/bus/train or in training camp is a lot more efficient.

10. There’s always going to be people who say overtraining is just in your head. First of all, you are all very cute when you talk about stuff you have no idea about and that makes you look kind of ingnorant. So before talking rubbish, race a whole season (or even experience just two weeks) while overtrained. Then you can tell me whatever you want about it.

11. There are two kinds of people: those who will support you no matter how bad things are going and those who couldn’t care less and might even forget your name. Even if they try to hide it, I see really well the people who don’t believe in me anymore. Fine. I can understand. Somedays I don’t believe in myself either. But please just try to hide it: the most awful people? Those who don’t make that effort. See that face I’m making? That’s my mentally-insulting-you-in-five-languages face.

12. Once I could start training again, every single little pain that I once had you came back hurting a hundred times worse. Kinesiology tape is my best friend.

13. Overtraining, especially when it lasts for years is kind of psychologically and mentally heavy. Any coping mechanism is good. The best I’ve found yet? Writing about overtraining in a self-depreciative way on the internet.

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Coucher de soleil à Lenzerheide / Sunset in Lenzerheide

 

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