Encore plus au nord / Further north

– English below –

Après 10 bons jours à Oberhof avec l’équipe suisse (il s’est trouvé qu’on y était en même temps que Bjoerndalen and Domracheva et je le fais remarquer parce que A) c’est quand même un peu la classe B) j’aimerais bien retourner dans le temps le raconter au moi d’il y a 13 ans), j’ai mis le cap sur la Finlande pour des vacances. Même si certaines personnes ne seront pas d’accord avec le terme vacances, puisque j’avais ma carabine et mes skis roues avec moi et que je me suis entraînée plus ou moins normalement. Après l’hiver où je n’ai pas pu faire grand-chose, j’apprécie encore plus que d’habitude l’entraînement et de toute manière, ce que je fais normalement en vacances implique une forme d’activité physique. Je n’ai jamais vraiment été une bronzette-à-la-plage-et-ne-rien-faire sorte de personne. Beaucoup trop ennuyeux. Donc lorsque tout le monde par au sud, je vais au nord.

Le voyage n’a pas commencé de la meilleure des manières, puisque ma montre a été volée à Helsinki. Je comprendrais si on volait une rolex ou ce genre de montre, mais qui vole une montre de cardio ? Et sans le cardiofréquencemètre et le câble de chargement ? La seule consolation que j’ai est d’imaginer ce #@§%¢ (et oui, c’est totalement un euphémisme) réaliser que la batterie meurt au bout d’une semaine et n’avoir aucune idée de comment la recharger (je sais qu’il suffit de le chercher sur google, mais laissez moi rêver). D’ailleurs, il n’y a rien de plus stressant que de réaliser qu’un truc a été volé quand on a un avion à attraper. Cher Polar V800 rouge, tu vas me manquer.

Cet avion m’a emmené en Laponie, qui est un de mes endroits préférés. Il y a un mot en finnois (la langue est bien le finnois, et finlandais l’adjectif, et du coup les gens croient que je parle chinois et pas finnois, bref) pour décrire une personne qui adore la Laponie : « lapinhullu » (si on le traduit littéralement, ça veut dire fou de la Laponie). J’y ai été chaque été depuis que j’ai deux mois, à part une année, qui est l’été avant mon surentraînement. Secrètement, je pense que ça en est la cause : je n’ai pas eu ma dose annuelle de Laponie. Et je ne rigole qu’à moitié quand je dis ça.

Après quelques jours à l’est de Laponie, j’ai été en Norvège, dans la péninsule de Varanger, qui est le point le plus à l’est de la Norvège et accessoirement l’endroit le plus au nord où j’ai jamais été. Pour être exact, j’y ai été en ski roues (ça a enlevé deux trucs de ma bucket list : aller très au nord et partir en ski roue pour aller encore plus au nord, et faire du ski roues en Norvège).
C’est si au nord que même les arbres n’y poussent plus, puisqu’il fait trop froid et pour citer une connaissance : « le seul truc qui pousse là-bas, c’est les cailloux ». J’ai eu une discussion animée avec mes parents pour savoir si c’était de la toundra, avec mon père convaincu que oui, ma mère que non et moi qui suggérait de le chercher sur google (on voit bien la génération qui a grandi avec internet, même si ma mère est bien meilleure que moi pour y trouver des informations). Il se trouve donc que la définition de la toundra n’est pas entièrement claire, mais on pourrait considérer les parties les plus au nord de la péninsule comme étant de la toundra et certaines sources disent qu’il y aurait un peu de permafrost là-bas ! Mais ce qui m’a le plus impressionné là-bas, c’est comment ça a l’air vide sans arbres. Il y a juste rien, c’est désert, rude et le panorama ne semble jamais finir. Bien sur que j’ai déjà été dans des endroits où les arbres ne poussent pas, mais aucun de ces endroits n’était aussi grand et au niveau de la mer.
Les baies polaires étaient plus ou moins la seule chose qui poussait là-bas. Il y en a souvent quelques uns de ces petites baies de la forme d’une mûre, mais oranges quand mûres, en Finlande, mais je n’en avais jamais vu autant. Et ça, c’était génial, parce que ces baies sont trop bonnes. Les framboises jaunes et la confiture de kaki en rappellent un peu le goût.

Après quelques jours en Norvège, je suis revenue en Laponie finlandaise, mais cette fois du côté ouest, où une très bonne amie m’a rejoint. On était à environ 60km de Muonio, où il y a un stand de tir, qui est un peu particulier étant donné qu’il y a 41 cibles, qui, si je me souviens bien, ne sont pas exactement à 50m. Quelques unes ne semblent être jamais utilisées : de l’herbe haute pousse devant. Et je n’ai jamais vu personne là-bas.
L’anecdote la plus drôle à propos de Muonio, un petit village d’un peu plus de 2000 habitants, c’est qu’il y a un café nommé « Swiss cafe », qui est comme son nom l’indique un café suisse. Les propriétaires sont un couple qui a déménagé de Lucerne à Muonio (ça a du être un sacré changement) et un font des gâteaux délicieux avec une touche suisse et finlandaise. Et je suis pratiquement sûre que c’est le seul endroit en Finlande où l’on peut trouver de l’ovomaltine. Et il n’y a rien comme une tasse d’ovomaltine et un bout de gâteau dans le frais été de la Laponie.


After a good 10 days in Oberhof with the Swiss team (where we happened to be at the same time as Bjeorndalen and Domracheva and I’m pointing this, because A) it’s kinda cool, B) I wish I could go back in time to tell that to my 7-year old self), I headed to Finland for the holidays. Although some may want to discuss the term holiday, since I took my rifle and rollerskis with me and trained pretty much normally. After the winter when I wasn’t able to do anything I enjoy training even more than normally and anyway the stuff I like to do on holidays usually involves some kind of physical activity. I’m really not and have never been a lay-on-the-beach-and-do-nothing kind of person. Too boring. So when everyone is going south, I’m heading north.

The trip didn’t start the best way, since my watch was stolen in Helsinki. I mean I would understand if you steal a rolex or something like that, but who steals a sports watch ? And without the heartrate belt and charging cable ? The only consolation I have is picturing that #@§&¢ (and that is totally an euphemism) realising the battery dies in about a week and having no clue how to charge it (I know you just have to google it, but just let me dream). By the way, there’s not a lot of things as stressful as realising something has been stolen when you have a plane to catch. Dear red Polar V800, you will be missed.

That plane took me to Lapland, which is one of my favourite places on Earth. There’s actually a word in finnish to describe a person who loves Lapland : « lapinhullu » (if you translate it literally it means crazy about lapland, but it could also mean the crazy person of Lapland). I’ve been going there every summer since I was two months old, except one year, which turns out to be the summer before the overtraining. So secretly I believe that’s the cause of it : I didn’t get my yearly dose of Lapland. And I’m only half-joking when I say that.

After a few days in eastern Lapland I went to Norway, in the Varanger peninsula, which is the most eastern place of Norway and also the most northern place I’ve ever been. Actually, I rollerskied there (that took two things off my bucket list : go somewhere northern and rollerski even norther, and rollerskiing in Norway).
It’s so northern that trees can’t grow, because it’s too cold and to quote the words of a friend : « the only things that grow there are rocks ». I had a big discussion with my parents whether it was tundra or not, with my father convinced it was, my mother convinced it wasn’t and me suggesting to google it (you totally see who grew up with the internet and who didn’t, although my mother is better at googling than I am). So it turns out the definition of the tundra isn’t totally clear, but you could consider the northern parts of the Varanger peninsula being tundra and according to some sources there might even be a bit of permafrost there ! But what impressed me the most there, is how empty it looks like without trees. There’s just nothing, it’s so barren and the panorama seems to never end. I mean I’ve already been to a lot of places where trees can’t grow, but none of them was such a big area and basically on the sea level.
Cloudberries were pretty much the only thing that grew there.There are usually a few of those little berries, shaped like blackberries, but orange when ripe, in Finland, but I’ve never seen so much. And that was so cool, beacuse they just taste so good, like heaven. I can’t really explain that, but yellow rasperries and kaki jam have something that reminds cloudberries’ taste.

After a few days in Norway, I went back to finnish Lapland, but this time on the western side, where a really good friend of mine joined me. We stayed about 60km away from Muonio, where there is a shooting range. That range is kind of weird since there are 41 targets, and some of them seem to be never used : there’s tall grass growing in front of them. Also if i remember right the targets aren’t exactly 50m away. And I’ve never seen anyone there.
The funniest thing about Muonio is that although it’s a small village of a bit more than 2000 inhabitants, there’s a cafe called « Swiss cafe » and it’s literally a swiss cafe. It’s owned by a couple that moved from Luzern to Muonio (must have been quite a change) and they make awesome cakes with both a swiss and finnish touch. I’m pretty sure it’s the only place you can find ovolmaltine in Finland. And there’s nothing like a cup of ovomaltine and a piece of cake after a training in the cold lappish summer.

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