13 choses à propos du surentraînement / 13 things about overtraining

— English below —

Comme ça commence à aller un peu mieux, j’ai pensé que ça pourrait être drôle de faire une liste de choses que j’ai réalisées à propos du surentraînement, avec beaucoup d’auto-dérision, un peu de sarcasme et une pincée d’humour noir.
NB : Ces points ne vont pas forcément s’appliquer à toutes les personnes en surentraînement, parce que le surentraînement peut avoir des effets très différents sur chaque individu.
Les voici :

1. Ça craint, mais une tu-n’a-aucune-idée-d’à-quel-point-à-moins-que-tu-l’aies-expériencé sorte de craint. Et surtout ne faites pas genre que vous comprenez, vous vous rendez juste détestables.

2. Les choses peuvent certainement aller moins bien, et vont aussi probablement empirer. Et souvent, à partir du moment où j’ai pensé que les choses ne peuvent pas être pire, elles le sont devenues.

3. J’ai pleuré jusqu’à m’endormir plus souvent que je n’aimerais l’admettre.

4. Comme je n’ai pas pu faire de compétitions, je n’ai pas pu stresser pour celles-ci. Donc j’ai commencé à être beaucoup trop excitée les compétitions de mes coéquipiers et des résultats des athlètes de coupe du monde que je préfère. Faut bien l’avoir de quelque part cette adrénaline…

5. Je me suis ennuyée à un niveau que je ne pensais pas possible. Tout le temps pendant lequel je m’entraînais avant est devenu ennui infini. Netflix est devenu mon tue-le-temps et j’ai honte du peu de temps que j’ai eu besoin pour (re-)regarder les 10 saisons entières de la série « Friends ».

6. Quand les gens ont appris que j’étais en surentraînement, ils se sont tous soudain souvenu de cet ami / parent / coéquipier qui a raccroché les skis et la carabine à cause d’un surentraînement et se sont sentis obligés de me raconter l’histoire. Sérieusement les gens, je ne veux pas entendre vos histoires pourries, donc gardez-les pour vous.

7. La question « salut, ça va ? » a pris une signification beaucoup plus profonde pour ceux qui me l’ont posée. Mais j’ai continué à répondre « bien et toi », même si ça va vraiment pas mieux, parce que qui répond à «  salut, ça va ? » avec « je meurs de fatigue et d’ennui et j’ai perdu toute ma motivation ». Pensez-y un peu, ça serait vraiment bizarre. Ensuite, une fois que j’ai répondu que ça va bien, il me demandent « non, mais comment tu te sens ? », j’ai répondu que ça va mieux, mais juste parce que j’essaie de me convaincre moi-même que c’est effectivement le cas.

8. Le plus dur dans le surentraînement, ce n’est pas la partie où j’ai du me reposer pour récupérer. C’est quand j’ai commencé à pouvoir faire quelque chose et que littéralement chaque mouvement (et je ne parle même pas d’entraînements) a soulevé la question « est-ce que c’est trop, trop peu ? Est-ce que je devrais faire plus ? Ou moins ? ».

9. Tout le monde a son remède miracle qui va aider à récupérer plus vite. Croyez-moi, ça ne marche pas. Le seul truc qui marche c’est la patience.

10. Plein de personnes n’ont aucune idée de ce qu’est un surentraînement. J’ai donc eu besoin de l’expliquer plein de fois et à une quantité surprenament élevée de personnes travaillant dans le sport ou ayant beaucoup à faire dans le milieu sportif.

11. J’ai eu beaucoup de mal à me définir comme « athlète ». C’est franchement ni facile ni crédible de dire qu’on est une athlète de haut niveau lorsqu’on se fait dépasser par des papys et des mamies et qu’on arrive pas à courir deux minutes.

12. Comme je n’ai pas eu à m’entraîner pendant l’hiver, ni à faire des compétitions, j’ai pu faire énormément de choses inhabituelles: des balades photo à ski (mon téléphone, ma gopro et même le reflex à mon père étaient pleins de photos de paysage enneigés), voir les mondiaux de ski nordique à Lahti, pour ne citer que quelques exemples.

13. La règle qui dit qu’on aura besoin du double du temps passé à se surentraîner pour en récupérer semble être plutôt exacte avec moi, ce qui me fait détester tout le monde, mais surtout moi-même pour ne pas s’en être aperçu plus tôt. Mais bon, à l’en croire la règle, plus que quelque mois avant que ça retourne à la normale !

Pour lire la suite de cet article, c’est ici!

Since it’s starting to get better, I thought it could be fun to list a few things I realised about overtraining with a lot of self-derision, a bit of sarcasm and a pinch of dark humour.
By the way this might not apply to every overtrained person, because overtraining can have very different effects on people
Here it goes :

1. It sucks, but in a you-have-literally-no-idea-unless-you-have-experienced-it kind of way. And don’t pretend you know how I feel, because you will just end up being obnoxious.

2. Things can definitely be worse and will probably get worse. And usually when I started to think things couldn’t get worse, they did.

3. I cried myself to sleep more often than I would like to admit.

4. Since I couldn’t race, I couldn’t stress for my own races. So I started to get way too excited for my teammate’s competitions and my favourite world cup athletes’ results. Somehow you gotta get that adrenaline…

5. I was bored to a level that I didn’t even know existed. All the time I spent training before turned into everlasting boredness. Netflix became my time-killer and I am ashamed of how little time I needed to (re-)watch the entire 10 seasons of « Friends ».

6. When people heard that I was overtrained, they all remembered that one friend / family member / teammate that ended its career because of overtraining and they felt obligated to tell me that story. Seriously people, I don’t need your crappy stories, so keep them to yourselves.

7. The question « hi, how are you ? » took a whole deeper meaning to everybody who asked me that question. But I still answered « yeah fine », even if it definitely wasn’t, because who answers the question « hi, how are you ? » with « I’m tired and bored to death and I’ve lost all my motivation » ? Think about it, it would be really creepy. Then once I answered I was ok, they asked « No but how do you feel ? » and I always answered « it’s getting better », but I was mostly just trying to convince myself it was indeed getting better.

8. The hardest part about it isn’t the resting part. It’s when I could start again and literally every movement (and I’m not even talking about trainings) that I did brought up the question « is this too much or is this too little, should I do more, or less ? »

9. Everybody will come up with a miraculous thing that helped somebody they knew to get back in shape faster. Trust me, it doesn’t work. The only thing that works is patience.

10. A lot of people have no idea what overtraining is. So I had to explain it many times and to a surprisingly high amount of people who work in sports or have a lot to do with sport.

11. I had trouble calling myself an « athlete ». I mean it’s neither easy nor credible to say you’re an elite athlete when even grandmas and granpas pass you and you can’t run 2 minutes.

12. Since I couldn’t train or race in the winter, I was able to do a lot of different things: going on the skis just with the only purpose being taking pictures (my phone, my gopro and even my dad’s reflex were full of wintery landscapes), seeing the nordic skiing world championships in Lahti, and I’m only giving a few examples.

13. The rule that says « You will need twice the time you spent overtraining to recover from it » seems to be pretty accurate with me, which kind of makes me hate everyone, but mostly myself for not realising it earlier. But well, if the rule’s right, in a few months, it will be back to normal !

You can find the second part of this article here!

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